[SOCIAL]: l’ONG ODAS-GA demande à Jeanne Ebori de libérer des nouveaux nés “séquestrés”!

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Si Jeanne Ebori constitue une infrastructure sanitaire de pointe pour la Mère et l’Enfant, il ressort à nouveau des situations de détresse de certaines familles gabonaises sans cesse enregistrées du côté de cette Fondation.

En effet, si la qualité des soins est reconnue et ne bénéficie presque pas de contestations de la part de compatriotes, les coûts des prestations en revanche sont souvent à l’origine d’énormes conflits entre les usagers et la structure sanitaire lors du règlement des factures.

De l’avis de nombreuses femmes ayant fréquenté cet établissement, Jeanne Ebori serait une structure trop onéreuse, et ce,malgré la possession d’une assurance maladie. Cette situation conduit très fréquemment de nombreuses familles gabonaises à s’endetter afin de s’acquitter de factures parfois très élevées et même pour des accouchements sans complications, quand d’autres sont obligées de payer en partie sans toutefois bénéficier des documents de la structure servant à faire établir un acte de naissance.

Conséquence : de nombreux parents gardent des nouveaux nés pendant des mois sans un acte de naissance vu l’absence de déclaration de naissance détenue par ladite structure faute de factures pas soldées. Comme si cela ne suffisait pas, cette structure enregistre depuis plusieurs mois des cas de “séquestrations” de nouveaux nés dont les parents éprouvent des difficultés à payer la structure, selon Albert Mezui Ndong, président de l’ONG ODASGA (Observatoire des Droits des Assurés Sociaux du Gabon), qui a d’ailleurs envoyé récemment un courriel au Directeur Général de cette Fondation : << l’ODASGA a été saisi pour la séquestration de 13 bébés au CHU-MÈRES et ENFANTS (FONDATION JEANNE EBORI).

Nous avons demandé à Jeanne Ebori de libérer sans délai ces enfants pour deux raisons simples qui sont évoquées aussi dans notre requête.

1) Les accouchements sont pris en charge à 100% par la CNAMGS et aucune gabonaise de 18 ans et plus ne devrait payer un seul centime,

2) La séquestration est interdite par les dispositions de l’article 395 du code pénal Gabonais. Normalement, c’est Jeanne Ebori qui devrait leur payer les dommages et intérêts si les concernés pouvaient les ester en justice>>.

Une situation qui devrait en principe interpeller le ministre des Affaires Sociales dans les plus brefs délais.

L.A

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