Séraphin Akure-Davain fustige l’attitude contreproductive d’une partie de l’opposition gabonaise

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Dans une déclaration rendue publique le dimanche 2 avril 2023, le président du premier groupe d’opposition à l’Assemblée nationale, Séraphin Akure-Davain, a fustigé l’attitude peu constructive de certains acteurs de l’opposition gabonaise qui préfèrent œuvrer pour la politique de la chaise vide.

« J’ai parlé à l’Assemblée nationale pendant près de 4 ans mais les choses ne changent pas parce que nous ne sommes pas assez nombreux. Sur 143 députés, il n’y a que 20 qui sont dans l’opposition », a déploré le président du groupe Les Démocrates à l’Assemblée nationale, le plus nombreux de l’opposition avec 10 députés devant le RPM (6 députés). Le propos est en fait une critique adressé à une partie de l’opposition qui semble déterminé à reproduire les mêmes erreurs qu’en 2018 où Jean Ping et la CNR avaient amené l’opposition droit dans le mur en prônant le boycott des élections générales.

Résultats des courses, l’opposition est sortie de la perdante, ce d’autant plus qu’elle n’a pu avoir que 20 sur 143 députés à l’assemblée nationale. Séraphin Akure-Davain craint donc que cette attitude ne soit reproduite lors des prochaines échéances électorales prévues en août prochain dans le pays. En effet, tout porte à croire que cette partie de l’opposition voudrait réitérer le boycott de 2018. Pour preuve, en février dernier, alors que le président Ali Bongo Ondimba invitait l’opposition à prendre part, aux côtés de la majorité, à une concertation bipartisane en vue d’ « élections aux lendemains apaisés », une partie d’entre elle (le RPM, le PSD, l’UN, Réagir) a refusé de prendre part aux échanges.

A la fin, des propositions ont été adoptées qui, bientôt, seront retranscrites dans la loi sans que cette frange de l’opposition n’est pu apporter sa part à la construction du pays et jouer leur partition dans le processus de résolution des problèmes des populations. « Alexandre Barro Chambrier, Paulette Missambo et compagnie se sont tirés une balle dans le pied. Ils avaient l’occasion d’être des acteurs, de peser sur le cours des choses. Ils se sont condamnés à être des spectateurs et à regarder le train passer, sans eux », regrette un cadre d’un parti membre de la PG41, une plateforme de l’opposition dirigée par Louis Gaston Mayila.

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