SEEG :Vague de xénophobie contre Ousmane Cissé, un Gabonais d’origine sénégalaise

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Bien que n’ayant pas encore pris de décision en tant que directeur général, une partie de l’opinion publique, soutenue par un parti d’opposition et les syndicats de la SEEG, lui reproche de ne pas être un Gabonais de souche. Pourtant, pendant vingt ans sous Veolia, des non-Gabonais ont dirigé la SEEG sans heurts.

Ce jeudi 25 mai, une manifestation rassemblant plusieurs centaines d’agents de la SEEG a pris place, et son caractère xénophobe ne fait aucun doute. Cette contestation trouve sa légitimité uniquement dans le choix du Conseil d’administration d’avoir désigné un Gabonais d’origine sénégalaise pour diriger l’entreprise.

Certains hommes politiques considèrent cette décision comme une hérésie, arguant qu’il y aurait eu des Gabonais plus compétents pour occuper ce poste. Cependant, il est important de se pencher sur le bilan des précédents directeurs qui se sont succédé à ce fauteuil. En effet, on dénombre pas moins de six directeurs en cinq ans, tous Gabonais et d’origine bantu. Malheureusement, les résultats obtenus n’ont pas été à la hauteur des attentes placées en eux par les plus hautes autorités.

Cette manifestation des agents de la SEEG mérite d’être soulignée, car elle met en lumière la xénophobie systémique qui imprègne l’opinion publique gabonaise. Il est temps de briser ce tabou et de reconnaître que cette xénophobie est alimentée par des discours de politiciens en mal de visibilité et de pouvoir. Cela ne peut qu’entraver le développement harmonieux de la société gabonaise et nuire à la cohésion sociale.

Il est primordial de rappeler que les compétences et l’expérience doivent primer dans le choix des dirigeants d’une entreprise. La nationalité ou l’origine ethnique ne doivent en aucun cas être utilisées pour remettre en question les compétences d’un individu. Dans un monde de plus en plus interconnecté, la diversité est une richesse et une source d’enrichissement mutuel.

Il est maintenant temps que les autorités, la société civile et les citoyens engagés s’unissent pour dénoncer fermement ces actes de xénophobie et promouvoir une culture d’inclusion et de respect mutuel. Seule ainsi pourra s’épanouir une société gabonaise forte et unie, prête à relever les défis de l’avenir.

M241

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