L’opposition bloque le démarrage des travaux de la concertation politique

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Après avoir retardé la mise en place du bureau du Centre gabonais des élections, la cacophonie qui règne au sein de l’opposition gabonaise est une fois de plus à l’origine du retard du démarrage des travaux de la concertation politique officiellement lancée ce lundi 13 février 2023 par le président Ali Bongo Ondimba.

Pour cause, l’opposition gabonaise est incapable de s’accorder sur une liste commune pour participer aux travaux  dans le cadre de la concertation politique pour des élections aux lendemains apaisés. « Les travaux n’ont pas démarré Hier (lundi 13 février, NDLR), le premier ministre a indiqué que, pour le démarrage des travaux, les deux camps politiques, de la majorité et de l’opposition, devaient déposer chacun auprès du ministre de l’Intérieur, au plus tard ce mardi à midi, une liste de leurs 30 représentants.

Il se trouve que certains partis de l’opposition ont jugé ce quota insuffisant. Leur préoccupation a été portée à la connaissance du chef de l’Etat qui, soucieux d’une participation plus inclusive, a porté le nombre de participants pour chaque camp de 30 à 40 », a déclaré le ministre de l’Intérieur.

Avant d’ajouter qu’« à date, nous avons reçu une liste consensuelle de la majorité et de nombreuses listes de la part de l’opposition. Ainsi, le chef de l’Etat a-t-il accordé un délai supplémentaire à l’opposition afin qu’elle s’accorde et fasse parvenir au ministère de l’Intérieur une liste consensuelle ».

Cet épisode confirme à nouveau l’état d’émiettement de l’opposition gabonaise. Sans véritable leader depuis l’effacement progressif de Jean Ping, sans réel projet, elle est minée par d’incessantes guerres intestines et peine à incarner une alternative crédible contrairement à la majorité qui fait bloc autour du président Ali Bongo Ondimba.

daily

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