Les Gabonais privés du soutien de la Fondation Sylvia Bongo Ondimba pour octobre rose !

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Le constat est implacable ! la Fondation Sylvia Bongo Ondimba (FSBO) est absente sur le terrain ce 1er octobre qui marque le début de la célébration du mois consacré à la lutte contre les cancers féminins.

Octobre rose au Gabon a été durant les années écoulées assimilé à la tête de Sylvia Bongo Ondimba et sa fondation éponyme. Mais où est donc passée la fondation Sylvia Bongo Ondimba qui disait agir par altruisme pour sauver les gabonaises ?

Cette question fait polémique et accapare toutes les conversations, alors que l’ancienne première dame a été inculpée pour divers chefs d’accusation portant notamment sur le blanchiment de capitaux, recel et faux et usage de faux par le Procureur de la république.

L’absence de la FSBO sur le terrain est même tournée en dérision ici et là, alors que d’ordinaire, à cette date, la fondation chère à Sylvia Bongo Valentin aurait déjà depuis plusieurs jours, saturé la toile, inondé les médias du service public et envahi tous les canaux de diffusion d’informations de messages relatifs à « Octobre rose », dont elle en avait la chasse gardée.

La fondation réquisitionnait tout au passage et sans autre forme de procès : bâtiments et services hospitaliers, plateaux et équipements médico-techniques,  personnels et moyens logistiques de l’État, etc.

 Confusion de rôles

En pareilles circonstances et sur bien des activités en lien avec la santé et les affaires sociales notamment, la Fondation Sylvia Bongo Ondimba et sa présidente avaient fini par s’arroger les missions et prérogatives des services publics compétents, marchant sur les plates bandes du Ministère de la santé et des affaires sociales dont c’est la mission régalienne.

Il n’était pas rare de voir des membres du gouvernement et responsables d’institutions constitutionnelles se ranger derrière la première dame lors des manifestations et cérémonies officielles relevant de leurs domaines de compétence respectifs (surtout en matière de santé et des affaires sociales), sans que ça n’émeuve personne dans les hautes strates de l’État, comme si cette dernière avait légalement préséance sur tout ce beau monde. Et tous s’en accommodaient.

Le moins qu’on puisse dire, c’est que la Fondation Sylvia Bongo Ondimba avaient fini par écraser tout le monde et installé ses tentacules sur tout l’appareil de l’État.

 Financement et statut de la première dame

Il n’existe aucune disposition légale qui traite d’une quelconque mission ou rôle de la première dame en République Gabonaise. Ni dans l’actuelle constitution, ni même dans toutes les précédentes.

D’où vient alors cette fâcheuse habitude à laisser faire les premières dames et leurs fondations et à leur donner un rôle prépondérant dans le protocole républicain et le fonctionnement de l’État ?

La débauche de moyens qui accompagnent les réalisations et l’élan de générosité dont font montre les premières dames du Gabon ne manquent pas non plus d’interroger sur leurs sources de financement.

Si ces fondations ne sont pas agrippées aux caisses du Trésor public comme des sangsues, on est en droit de se poser la question de savoir pourquoi ne restent elles pas aussi actives et entreprenantes, une fois la tête « coupées » ?

Sylvia Bongo Valentin partie, seulement un mois à peine et la FSBO se retrouve sous éteignoir, annonçant il y a fort à parier, le déclin de toutes ses structures et réalisations.

Ike Ngouoni et Patrichi Tanasa Mbadinga, incarcérés suite à l’opération « mamba », pour détournements et concussion, n’avaient-ils pas en réalité, dans les déclarations consécutives à leur jugement, alerté sur les mécanismes de financement occulte de la Fondation Sylvia Bongo Ondimba ?

selon, gabonactu

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