Le Parisien consacre un reportage aux mesures draconiennes prises par les autorités gabonaises pour lutter contre la déforestation

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Contrairement au Journal français, Libération qui propage son militantisme en lieu et place du vrai journalisme, le journal le Parisien a consacré un reportage pour le moins atypique au Gabon et ce, à la veille du déplacement du président français Emmanuel Macron à Libreville où il assistera accompagné de quelques membres de son gouvernement et parlementaire au One Planet Summit.

Dans ce dernier, le journaliste Frédéric Mouchon décrit avec une habilité à la limite fanatique le patrimoine forestier gabonais avant de se fondre en éloge pour mettre à la face du monde les mesures draconiennes prises par les autorités gabonaises en tête desquelles le chef de l’Etat gabonais Ali bongo Ondimba pour lutter contre la déforestation de l’un des derniers poumons vert du monde.

« Le pays impose par ailleurs aux producteurs des coupes sélectives : sur un hectare, seuls deux arbres sur un total de 600 ne peuvent être abattus. Ces mesures draconiennes permettent au Gabon de revendiquer un taux de déforestation minime, proche de 0,1 %, quand certains de ses voisins rasent 500 000 ha chaque année. Le parc de la Lopé, l’un des 13 parcs nationaux du pays, situé à 250 km au sud-est de la capitale, est une sorte de vitrine de cette gestion au cordeau. », écrit Frédéric Mouchon.

Ce qu’il faut reconnaitre c’est que le Gabon est l’un des rares pays au monde à capter plus de C02 qu’il n’en émet. La forêt gabonaise capte plus de 100 millions de tonnes de C02 par an alors qu’une majorité des pays du globe peinent à réduire ses émissions de gaz à effet de serre. Avec ses 24 millions d’hectares de forêts, ce petit pays grand comme la moitié de la France héberge 12% des massifs tropicaux africains.

Faisant partie intégrante du bassin du Congo, c’est l’un des écosystèmes forestiers les plus importants de la planète après l’Amazonie. Aussi, fort de ces atouts, les autorités veulent faire « payer aux pays émetteurs de C02 les efforts du Gabon en matière de lutte contre la déforestation ». En 2021, la Norvège a été la première à se lancer.

« Elle a versé une enveloppe de 18millions de dollars (environ 17 millions d’euros) pour récompenser notre pays et l’accompagner dans ses actions de protection », explique Linsey Embinga, coordinatrice de l’unité de gestion du Central African Forest Initiative (CAFI). Un partenariat de plusieurs pays (la France, le Japon, l’Allemagne, l’Angleterre…) prêts à mettre la main au porte-monnaie.

daily

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