Coup d’État au Gabon : Ali Bongo en résidence surveillée et demande l’intervention de l’extérieur

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Le Comité de transition et de restauration des institutions (CTRI) ayant pris le pouvoir ce mercredi 30 août 2023, annonce une série de mesures prises à l’encontre de plusieurs hautes personnalités par le biais d’un communiqué.

Après le coup de force orchestré par un groupe d’une douzaine d’officiers des Forces armées gabonaises (FDS) qui a annoncé dans un communiqué lu sur la chaîne de télévision Gabon 24 l’annulation des élections et la dissolution de « toutes les institutions de la République », le Lt. Colonel Ulrich Manfoumbi, Chef de Régiment de connaissance d’appui et de soutien a annoncé une série de mesures contre des personnalités du pouvoir.

Ali Bongo placé en résidence surveillée
Ainsi, le militaire a annoncé que le président sortant Ali Bongo Ondimba a été placé en résidence surveillée et ce dernier « est entouré de sa famille et de ses médecins ». Il faut que la résidence surveillée est une peine judiciaire, alternative à la prison, ordonnant à une personne de rester vivre dans le périmètre d’un territoire donné, lequel peut même se limiter à son domicile, et limitant strictement sa liberté de circulation.

Pour rappel, avant d’être déposé, la réélection d’Ali Bongo Ondimba avait été annoncée quelque heures plus tôt par le président du Centre Gabonais des élections (CGR) Michel Stéphane Bonda. S’en est suivie quelques minutes plus tard l’annonce par Comité de transition et de restauration des institutions annonçant la fin du régime en place.

À noter que de nombreuses réactions ont déjà été enregistrées. C’est notamment le cas de la Première ministre française Elisabeth Borne qui a assuré suivre « avec la plus grande attention » la situation. La Chine a également réagi au coup d’État en appelant à « garantir la sécurité » d’Ali Bongo Ondimba.

cB

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